Un moyen efficace pour augmenter votre joie

Un moyen efficace pour augmenter votre joie

Nous avons tous vécu au moins une fois, dans notre vie, une situation désagréable où nous nous sommes sentis blessés, avons ressenti de la colère envers une personne qui nous a offensé, surtout en milieu professionnel où les relations peuvent parfois être source de stress. 

Dès lors, quelle attitude adopter vis-à-vis de quelqu’un qui nous a fait du tort, surtout lorsque nous devons continuer à travailler ou à côtoyer cette personne ?

  • Faut-il exprimer ouvertement notre ressentiment ?
  • Ne plus lui adresser la parole ?
  • Préparer notre vengeance ? 
  • Oublier ?
  • Simplement aller de l’avant ?
  • Lui accorder le pardon ?

Bien sûr, chacun de nous reste libre et responsable de son choix quant à l’attitude à adopter. Cependant, je voudrais parler d’une attitude qui me paraît être de loin la meilleure, simplement parce qu’elle contribue, plus que toute autre, à notre épanouissement professionnel et personnel : le pardon.

Le pardon, ce mot si simple recouvre pourtant une réalité complexe, car il fait appel à une notion à la fois difficile à pratiquer et à comprendre. Dans son ouvrage, La psychologie positive, la psychologue et chercheuse Rebecca Shankland a défini le pardon comme la « disparition du ressentiment envers la personne ayant commis le tort ». Le dictionnaire Larousse définit le ressentiment comme « le fait de se souvenir avec aigreur ou animosité des torts qu’on a subis ou le désir de se venger d’un tort, d’une injustice. »

D’après ces définitions, le pardon sous-entend qu’il y a eu un acte qui a causé une profonde souffrance chez la personne offensée, d’où le ressentiment. Ainsi, pardonner voudrait dire décider de dépasser ce ressentiment légitime, pour choisir d’adresser une réponse de compassion et d’amour à l’offenseur. C’est pourquoi, le pardon est d’abord une décision qui vient du cœur (de nos valeurs), et non de la raison, car il traite d’une blessure intérieure, de notre être intérieur. Pardonner ne consiste donc pas simplement à oublier un tort.  

Accorder le pardon, c’est décider d’accepter la blessure intérieure qu’une personne nous a infligée, sans nécessairement oublier le tort subi. Cela peut expliquer pourquoi certaines personnes voient dans le pardon, une forme de rabaissement qui fait mal à leur ego. En plus, le souvenir de l’acte qui nous a fait souffrir, et la douleur qu’il a provoquée en nous, amoindrissent considérablement l’envie de pardonner. C’est la raison pour laquelle pardonner (ou se pardonner) est si difficile. 

Pourtant, de nombreuses études psychologiques sur le thème du pardon nous expliquent que le ressentiment reste l’un des obstacles majeurs pour des relations constructives. Nous pressentons dès lors en partie en quoi accorder le pardon peut contribuer à notre épanouissement.

Quel(s) avantage(s) y a-t-il à pardonner ?

Le pardon est un ingrédient fondamental de notre réalité quotidienne, il est la voie par excellence pour des relations efficaces et de confiance. C’est également la meilleure façon de guérir de nos blessures intérieures. Certes, cela peut parfois nécessiter beaucoup de temps, mais pardonner se révèle tellement bénéfique au final !

De nombreuses études psychologiques établissent un lien entre la pratique du pardon et le bien-être physique et psychologique. Ces études ont démontré que le fait de pardonner vous permet de mieux exprimer vos capacités en diminuant considérablement vos états dépressifs, votre anxiété ou encore votre stress négatif. Donc pardonner vous permettra non seulement de construire des relations saines et constructives, d’avoir une meilleure santé physique et psychologique, mais vous donnera d’acquérir une plus grande confiance en vous.

Certaines personnes voient, cependant, dans le fait de pardonner, un acte de faiblesse ou de fuite, mais il n’en est rien en réalité.  Loin d’enfouir notre colère ou notre émotion, le pardon nous permet en réalité d’en reprendre le contrôle,« le pardon est une vertu des courageux » comme le disait Indira Gandhi.

Lorsque vous avez été blessé-e,  ou offensé-e, vous ressentez de la colère, cela est tout à fait légitime. Mais que faites-vous ensuite de cette émotion ? Et, c’est là toute la question. Quelqu’un a dit : « rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un, c’est vous qui brûlez ». Alors, à bon entendeur, salut !

Maintenant, vous me direz peut-être : « c’est bien beau tout ça. Mais comment je fais pour pardonner alors que je ressens de la colère ou que je me sens encore blessé-e ? ». Comment fait-on alors pour réussir à pardonner ?

Le docteur Frederic Luskin, de la Stanford University Forgiveness Projects, propose une méthode en 9 étapes (éprouvée par plusieurs recherches scientifiques). Nous passerons en revue chacune de ces étapes dans nos prochains articles.

Pour l’heure, gardez à l’esprit que votre épanouissement dépend en grande partie de votre capacité à pardonner. Alors, pardonnons et vivons heureux !

 

 

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