Quittez la prison de l’offense !

Quittez la prison de l’offense !

Comme nous l’avons dit depuis le début de cette série d’articles sur le pardon, le pardon nous libère de l’offense qui nous a été faite.  Il y a bien sûr, plusieurs degrés dans le pardon. Pardonner à quelqu’un qui vous a marché sur le pied n’est pas très difficile.

Nous parlons plutôt du pardon envers quelqu’un qui vous a profondément blessé, qui vous a trahi ou calomnié. Nous avons tous déjà vécu ce genre de situation un jour. Lorsque nous vivons ce genre de situation, naturellement, nous réagissons par la vengeance,  et nous cultivons en nous un désir de vengeance, un sentiment d’injustice, voire de haine envers la personne qui nous a offensé…

Je vous invite à dépasser le stade « réactif » et du sentiment de vengeance pour aller vers le stade « proactif » et agir, non plus sur la base de vos émotions (colère, tristesse, etc.) certes légitimes, mais à partir de vos valeurs, basées sur de justes principes.

Le pardon ne signifie pas nécessairement se réconcilier avec la personne qui vous a fait du mal, ni accepter ce qu’il/elle vous a fait. Ce n’est pas non plus fermer les yeux sur l’offense, ni faire comme si de rien n’était. Non, c’est décider de ne plus tenir compte de ce qui s’est passé. En réalité, le pardon vous est d’abord bénéfique à vous, car c’est le seul moyen qui vous permettra de trouver la paix intérieure.

Décider de quitter la colère et le ressentiment nés de l’offense que vous avez subie, vous redonnera le contrôle de votre vie, une meilleure santé et vous rendra plus heureux, peut-être pas dans l’immédiat, car je reconnais néanmoins que ce n’est pas une mince affaire. Mais si vous décidez de ne pas pardonner, vous perdrez le contrôle sur vos émotions, sur votre vie, parce que vous aurez choisi de rester prisonnier de l’offense, et de laisser votre état émotionnel entre les mains d’une autre personne.

Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix pour son combat acharné, et non violent, contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud a écrit le livre Il n’y a pas d’avenir sans pardon (Albin Michel), pour dire que son pays ne pourra pas avancer si les deux communautés qui le composent ne dépassent pas la blessure extrêmement profonde que l’une a infligée à l’autre. Il y décrit un dessin où l’on voit deux soldats devant un monument aux morts. L’un demande à l’autre : « As-tu pardonné à ceux qui t’ont fait prisonnier ? » L’autre répond : « Non, jamais ». Et le premier lui dit : « Alors, tu es toujours prisonnier ».

Si vous décidez de ne pas pardonner, alors c’est que vous faites le choix de rester psychologiquement et émotionnellement prisonnier.e de celui qui vous a offensé.

 

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